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Compte-rendu : Triathlon de Biscarrosse

Quoi de mieux pour lancer ce blog que le compte-rendu de la course la plus importante de ma première saison de triathlon.

Ce weekend, j’ai pris le départ de mon premier triathlon format M. La distance olympique, le plus classique. 1500m de natation dans le lac de Biscarrosse, 43km de vélo sur la route vallonné entre le lac, la plage et le bourg, et 11km de course à pied.

Un weekend de fête au Triathlon de Biscarrosse

Pour le retour de l’épreuve à Biscarrosse après 2 ans d’interruption, le triathlon a pris ses quartiers au bord du second lac de Biscarrosse. Organisé sur 2 jours, le triathlon de Bisca bénéficie d’une bonne réputation dans la région pour son environnement très agréable et l’une des dernières courses de la saison, pour terminer sur une bonne note. Pour couronner le tout, on a bénéficié d’une météo parfaite. Sans exagérer. Sous la barre des 30 degrés, sans vent et un ciel bleu comme le lac.

Le samedi a été marqué par la première édition du format S en équipe. Je trouve ce format top et j’aurais l’occasion de t’en parler plus longuement dans un prochain article pour te montrer que le tri peut être bien plus abordable et fun que tu ne le penses. Ce weekend, en équipe de 3 à 5, ils devaient nager 750m, rouler sur 21km et finir sur un parcours de 5km à pied. L’objectif : on part ensemble, on rentre ensemble. Le passage du dernier de l’équipe sur la ligne d’arrivé qui définit le temps. J’ai profité du spectacle la veille de ma course tout en encourageant la team Urban Runners Bordeaux. C’était vraiment chouette !

Panique à bord !

Dimanche, j’arrive sur le site pour 12h. La course partant à 14h, c’est toujours plus sympa de ne pas se mettre de pression  pour bien tout caler et se préparer sereinement. Enfin, c’est ce qui aurait dû se passer dans le meilleur des cas. En déballant mon racepack, je me rends compte que j’ai oublié mon petit sachet qui comprenait mes gels, pâtes de fruits et porte dossard. Panique à bord ! Heureusement, j’habite à moins de 10 min et mes parents avaient prévu de venir m’encourager. Mais bon, dans ces moments là, le moindre grain de sable enraye la machine. La pression monte, mais heureusement que Martin est là pour me recadrer et pense à appeler un ami à lui qui participe à la course, qui me prête un porte dossard. Encore merci Kévin ! Pile à temps pour déposer tout le matériel au parc à vélo.

Une fois dans le parc à vélo, j’ai la chance de pouvoir me placer sur un rail vide. J’installe mon équipement, je mime la transition pour vérifier que tout est là. L’orga commence le petit briefing d’avant course et on commence à se diriger vers l’eau.

Natation au contact

A 13h45, on se met tous à l’eau. La particularité du lac est que « le profond » est à 200m du rivage. On a donc fait un départ dans l’eau pour directement se mettre à nager. Mass Start à 400, ça se bouscule pas mal sur les 150 premiers mètres. En partant dans les dernières lignes, je remonte sur une dizaine de nageurs et reste dans les pieds de 2 nageurs que je suivrais jusqu’à la sortie. Je sors la tête de l’eau en 31.58. Super satisfait de ce chrono, moi qui ne suis pas un très bon nageur, j’ai plus que sauvé les meubles comme on dit. Il me reste alors 200m à parcourir pour atteindre la plage. J’en profite alors pour retirer la combinaison dans l’eau, en essayant de contrer les crampes du mollet !

Je cours sur la fin, encouragé par le public et les amis. Mon père m’annonce « 35min », c’est exactement ce que j’avais prévu. Une fois dans le parc, je balance la combinaison, j’enfile chaussures autos, casques et lunettes. C’est parti pour le bike.

43km strong

L’avantage que j’avais sur cette course : la connaissance du terrain. Ce parcours, je le fais au moins 2 fois par semaine. Je sais exactement quand ça monte, quel braquet mettre et quand appuyer fort sur les cuissots. Je pars donc confiant sur ces 2 boucles de 21km. Franchement, ça déroule tranquille. Je double pas mal dès que ça grimpe, mon poids plume m’aide bien pour ça. Puis dès que ça redevient plat, les gros rouleurs me déposent gentiment. Agréablement surpris par ma régularité tout au long du parcours, sans trop me mettre dans le rouge. Un premier tour en 37.54 et le second en 37.33 pour une moyenne de 33.4km/h.

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Puis une alimentation et hydratation relativement bien géré, avec en tête la dernière et pas des moindre épreuves de la course à pied.

Le run de la mort

Je le savais que ça allait être dur. On m’avait prévenu. L’un des parcours de course à pied les plus exigeants pour un triathlon. 0% de plat. Le pire, c’est un aller-retour. Donc tout ce que tu descends à l’aller, tu vas devoir te le cogner au retour et vice versa.

profil_run_triathlon_biscarrosse

Je te l’accorde, c’est pas super impressionnant quand tu vois le profil comme ça. Mais crois moi, les quelques côtes ont le temps de bien te flinguer les jambes et le cardio. Surtout après le vélo ! Bon au final, je n’ai pas pu tenir le rythme que je souhaitais, mais pas de regret, je suis allé au bout de moi même. Un retour un peu plus rapide, avec de meilleurs sensations dans les jambes qui m’ont permis de reprendre quelques places.

 

Une première royale

Au final, je boucle ce triathlon de Biscarrosse en 2h53, à la 158ème place sur 400. Extrêmement surpris quand je découvre ce classement à l’arrivée. J’avais prévu une place entre 250 et 300, mais ma forme du jour en a décidé autrement.

Mon souhait principal avant la course était de prendre du plaisir du début à la fin. Et c’est ce qui s’est passé. Je vous souhaite à tous de vivre ce genre d’émotions. C’est un peu ça la magie du sport.

run_triathlon_biscarrosse

Pour finir, je souhaiterais remercier tout le public pour l’ambiance de folie et plus spécialement mes amis et ma famille pour le soutien. Merci à Martin, mon photographe officiel 😉 pour ces superbes souvenirs. Enfin, toutes mes félicitations et remerciements à l’équipe du triathlon de Biscarrosse pour une organisation au top, un parcours génial et le retour d’une des plus belles épreuves de la région.

A l’année prochaine pour faire péter ce chrono !

Passionné de sport et de nouvelles technologies, je partage avec toi sur ce blog mon quotidien de triathlète débutant. #swimbikerun #running 21 ans / Bordeaux