15Jan

Compte-rendu : Bike & Run Martignas sur Jalle

Dimanche 14 janvier, après une reprise en dents de scie à cause de douleurs au genoux, je décide tout de même de prendre le départ de mon premier Bike & Run. Une course sans objectif, sans pression, partagée avec mon pote Quentin.

Le Bike & Run, tu connais ?

Pour tout te dire, je n’avais que rapidement entendu parler de cette discipline avant de m’y inscrire il y a un mois. Il existe tant de déclinaisons de disciplines combinées que l’on ne sait pas vraiment quelles sont leurs spécificités.

Le Bike & Run c’est simple : Un vélo pour 2 avec la possibilité d’échanger à tout moment. La stratégie adoptée en général est d’échanger toutes les minutes. En mode fractionné sur 14km. La période de janvier à mars est propice à ce genre de course et plébiscité par les triahlètes qui en profitent pour varier les plaisirs et progresser en course à pied.

Et le plus souvent, les terrains sont très escarpés, accessibles uniquement en VTT. Il ne faut donc pas négliger cette partie… Parce que oui, on pourrait se dire, on va profiter de monter sur le vélo pour se reposer. C’est ce que je pensais aussi. Sauf que dans la réalité, la technicité du terrain nous empêche de vraiment se reposer.

infographie_bike_and_run

 

Une course de janvier comme on les aime

Un dimanche pluvieux, une petite course locale avec pas plus de 150 participants, un terrain de foot gorgé d’eau et des rubalises partout. Le vrai plaisir des courses d’hiver où il ne faut pas avoir peur de se salir.

Nous prenons le départ avec Quentin du format S de 14km. Notre nom d’équipe, la “Team Fragiles” n’a jamais aussi bien porté son nom. Nous sommes tous les deux partis avec un gros gêne au genou droit. Après quelques allers-retours d’échauffement, la douleur commence à s’estomper. Quoi qu’il arrive, ça devra passer.

Par contre, aucune visibilité sur le parcours de Bike & Run de Martignas. Le tracé passant sur des propriétés privées, l’organisation n’avait pas le droit d’afficher la carte. Pas grave, on aime bien les surprises.

 

Un départ au taquet

Après le rapide briefing de l’organisation, je me place derrière la ligne de départ. Quentin m’attend à côté du vélo, prêt à partir. Pour créer les décalages, le premier coureur doit réaliser un premier tour de 900m à peu prêt avant de repasser devant les vélos et commencer à échanger.

Je pars fort ! En forme malgré la douleur du genou qui se réveille direct. Je reste au contact du premier peloton, même si ça court très très vite. Je boucle le premier tour à 3.30 au kilo. Il est temps de permuter, mais le VTT ne sera pas de tout repos !

Au début, ça chahute un peu, on reçoit de la boue de partout, le terrain est super gras et le cardio est déjà bien monté ! Tout le monde est au taquet, les premiers duos prennent déjà le large. On commence à poser avec Quentin et les relais se passent sans problème. Il faut savoir qu’au Bike & Run, le changement de cycliste/coureur n’est pas du tout encadré. On peut par exemple laisser le vélo par terre 100m devant le coureur puis partir devant, ou alors faire un relais main à main, poser le vélo contre un mur… Enfin on fait vraiment comme on veut. Le tout est de passer le SAS de mi-chemin côte à côte et la ligne d’arrivée aussi.

Chute dans le peloton !

Il faut savoir que c’était la première fois que je faisais du vrai VTT, dans les bois. Installé en plus sur un vélo trop petit pour moi, je peux te dire que je ne faisais pas le fier quand je prenais le vélo. Au deuxième kilo, le drame ! Passage d’un pont en bois super humide, pneu de VTT, virage en épingle juste avant… Je te fais pas un dessin, je me vautre bien comme il faut. Heureusement qu’il n’y avait pas de vitesse. Et heureusement que j’avais mon casque. C’est à ce moment là que tu te rends compte que ce truc peut littéralement te sauver la vie ! Je me relève en me tenant l’entrejambe, j’avais cru laisser une c***** sur le pont ! Je crache un peu de sang, mais ça va aller ! Si je voulais me plaindre au moindre bobo j’aurais fait du rugby 😉

On repart donc motivé comme jamais après s’être fait doublé par 3/4 teams que l’on ne reverra pas. Dès le 4ème kilomètre, toutes les équipes avaient pris leur place et on finira la course au contact des 2 mêmes équipes. Une bonne ambiance sur la course où on a eu le temps de s’encourager mutuellement et de s’aider dans les passages difficiles.

 

Ça déroule tant qu’on peut

Le parcours était vraiment super agréable. Du chemin un peu boueux à la pelouse ultra boueuse où j’ai failli perdre une chaussure, des passages en single (un chemin tracé au niveau de la forêt où tu as tout juste la place de passer), des ruisseaux à traverser,… Enfin, 2 boucles de 7km très variées tout en étant exigeant.

Au niveau du 9ème kilomètre, nos douleurs aux genoux se réveillent, rendant la fin du parcours plus difficile. Les relais se raccourcissent pour laisser reposer l’articulation avant de tout donner.

Les 800 derniers mètres, on entre sur le zigzag fait de rubalises au niveau du stade.  On voit l’arche d’arrivée au loin. Je dis à Quentin que je finis la course à pied, que ça va tenir. De son côté, il lutte derrière moi avec le VTT sur un terrain vraiment impraticable. Là je me suis éclaté. Ca me rappelle les cross que j’ai fait quand j’étais en poussin. De la boue jusqu’au cou et le speaker qui met l’ambiance.

Il annonce la Team Fragiles en 1h04 à la 10ème position. On avait annoncé que l’on passait sous l’heure, mais au vu du terrain et de la fragilité de nos corps, on se dit que c’est pas trop mal. Petite fierté quand on découvre que l’on est la 1ère équipe n’appartenant pas à un club.

 

Bike & Run : j’y reviendrai

Pour ma première expérience dans cette discipline, je peux te dire que j’ai vraiment pris beaucoup de plaisir. Une course nature par excellence, une ambiance de petite course locale du dimanche avec beaucoup de bonne humeur et de soutien. L’occasion d’échanger avec tous les autres sportifs sans prise de tête.

Le bike & run doit être l’un des formats de courses les plus ludiques. Déjà, courir une course à 2 c’est toujours plus motivant et stimulant. On s’amuse ensemble, on souffre ensemble et on gagne ensemble !

Je ne peux que te conseiller de te trouver un B&R vers chez toi et d’y participer. Si tu aimes le VTT et que tu cours un petit peu, les petits formats sont très accessibles et tu y prendras beaucoup de plaisir.

Merci à Quentin de m’avoir accompagné dans cette nouvelle expérience. L’an prochain avec un genou neuf, on passe sous l’heure 😉 Et merci au club de Triathlon SAM de Mérignac pour l’organisation de ce bel évènement, très bien géré et cadré.

Co-fondateur de Be-Tri, je partage avec toi ma propre expérience dans le triathlon pour te guider et t'aider à franchir le pas. #swimbikerun / 22 ans / Bordeaux / Biscarrosse

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